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Tiers payant : la CSMF dénonce le dérapage de la Présidente de la Commission des Affaires Sociales à  l’Assemblée Nationale

Au cours de l'émission de radio « Carrément Brunet », sur RMC, où le journaliste dénonçait les travers de la généralisation du tiers payant pour l'Assurance Maladie et le système de santé, la Présidente de la Commission des Affaires Sociales à  l'Assemblée Nationale, sous couvert de vouloir défendre ce dispositif, a littéralement dérapé en tenant des propos insultants à  l'égard des médecins libéraux.

La CSMF, premier syndicat médical français, dénonce avec la plus grande fermeté ce dérapage. Le recours aux propos injurieux de cette parlementaire, pourtant professionnelle de santé, traduit le manque d'arguments sérieux et de fond pour défendre un tel projet dont on ne peut manquer de découvrir, à  cette occasion, les fondements dogmatiques.

La Présidente de la Commission des Affaires Sociales à  l'Assemblée Nationale fait non seulement injure aux médecins libéraux et aux patients lorsqu'elle affirme que le colloque singulier entre un médecin et son patient n'est rien d'autre qu'un « rapport de force » ou de « subordination », mais surtout, elle apporte la démonstration de son ignorance crasse des principes fondateurs de la médecine libérale.

C'est précisément le fait que le patient paye directement son médecin qui écarte cette prétendue subordination. Demain, si le patient ne paye plus, il n'aura plus aucun pouvoir dans le système de soins, ni sur son médecin, car tout se jouera entre les payeurs d'une part, les assurances maladie obligatoires et complémentaires, et les médecins. Affirmer le contraire est malhonnête.

D'autre part, l'insinuation selon laquelle en dehors de l'hôpital public, les patients seraient en danger de mort, est simplement scandaleuse dans la bouche d'une responsable politique de ce niveau et révolte les médecins libéraux.

La CSMF estime que les propos tenus au cours de cette émission sont particulièrement graves, et qu'ils disqualifient celle qui les a tenus. Ils démontrent son grand éloignement des réalités de la médecine libérale. Sans quoi, elle aurait su que les dispositifs conventionnels et le bon sens des médecins libéraux, permettent de prendre en charge tous les patients, qui en ont réellement besoin, en tiers payant. La déresponsabilisation générale des patients au regard du coût de leur santé, au prix d'une bureaucratisation de la médecine libérale, est une erreur stratégique majeure, que la profession est en droit d'exprimer sans s'exposer à  recevoir des bordées d'injures d'une responsable politique dans un débat, encore, démocratique.

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