Espace Adhérent

Mot de passe oublié ?

Rapport Devictor : la CSMF dénonce une étatisation de la médecine libérale

La CSMF, premier syndicat médical français, est particulièrement inquiète des préconisations du rapport Devictor sur le Service public territorial de santé. Ce rapport préconise de rendre obligatoire la contractualisation entre les offreurs de soins et les ARS dans une logique de planification. La CSMF y voit le mode d'emploi d'une étatisation de la médecine de ville sous la coupe des ARS et la fin de toute liberté d'installation et d'entreprendre qui sont pourtant les fondamentaux de la médecine libérale.

En outre, les coopérations obligatoires qu'entend imposer ce rapport, entre établissements, mais aussi entre professionnels sont tout à  fait contraires à  l'esprit qui anime les professionnels libéraux sur le terrain. Le Service public territorial de santé, serait ainsi d'abord, un service obligatoire de santé !

Cette nouvelle organisation, telle qu'elle est présentée, ferait disparaître toute la souplesse qui caractérise les soins de ville et permet aujourd'hui la fluidité du système de soins. Il en résulterait ainsi une rigidification administrative ; un tel modèle administratif serait inefficace et coûteux. Notre système de santé qui fonctionne sur l'émulation des secteurs libéraux et public serait totalement paralysé par une modification de cet équilibre au profit du tout-public. En outre, les patients seraient privés de leur liberté de choix dans les labyrinthes de cet édifice purement technocratique.

Pour la CSMF, ce rapport dont la seule finalité semble de vouloir étatiser les soins de ville et, au passage de faire disparaître la convention nationale collective des médecins libéraux, est inacceptable. La CSMF, qui est pourtant favorable à  une meilleure organisation des soins, demande à  la Ministre de la Santé de rejeter cette mauvaise copie et de ne surtout pas la retenir pour alimenter sa future loi.

Pas de commentaire.

Ajouter un commentaire

Vous devez être Connecté pour poster un commentaire.