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PLFSS 2014 : la CSMF inquiète face à  un ONDAM général historiquement bas et des économies colossales

La CSMF, premier syndicat médical français, tient à  faire part de sa très vive inquiétude à  la suite de la présentation du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2014. Celui-ci contient un objectif de dépenses général le plus bas depuis 1998 à  2,4% qui sera difficilement tenable compte tenu de l'évolution naturelle des dépenses de santé proche de 3,8%.

Les économies demandées cette année atteignent un niveau colossal de près de 2,5 milliards d'euros. Une fois de plus, c'est encore à  la médecine de ville que l'on demande de réaliser la part d'économies la plus élevée, même si le gouvernement a enfin osé afficher une croissance du sous-ONDAM de ville à  2,4%, supérieure à  celle de l'hôpital fixée à  2,3 %. La CSMF qui ne cessait de revendiquer ce renversement, salue le symbole.

Pour autant, la CSMF considère que ce budget ne dégage pas les marges de manoeuvre nécessaires à  une réorganisation profonde de notre système de soins et notamment pour amorcer le virage de la déshospitalisation en renforçant la médecine de ville. Dans ce contexte financier aussi contraint, la CSMF estime qu'il sera difficile de mettre en oeuvre la future stratégie nationale de santé.

Une fois de plus le gouvernement n'a pas renoncé aux baisses tarifaires auxquelles la CSMF reste opposée. Cette politique va à  contrecourant de la reconquête indispensable par l'assurance maladie obligatoire de la prise en charge des honoraires médicaux pour favoriser l'accès aux soins.

Dans les contrats responsables qui vont être redéfinis, la CSMF souhaite que le gouvernement donne la priorité à  la prise en charge des compléments d'honoraires des médecins signataires du contrat d'accès aux soins qui va s'ouvrir bientôt car le cap des 8 000 signataires est à  présent franchi. La CSMF, qui s'était désolidarisée du Haut conseil pour l'avenir de l'assurance maladie sur ce point, s'opposera à  l'émergence de tout autre critère.

La CSMF renouvelle ses doutes sur la généralisation du 1/3 payant qui va poser de très nombreux problèmes techniques qu'il ne faut pas sous-estimer. La CSMF souhaite que les obstacles techniques soient traités et exige une garantie de paiement sans complications ni frais supplémentaires pour les médecins, quelle que soit la situation de leurs patients avec ou sans carte vitale.

Enfin, la CSMF rappelle que le développement de la chirurgie ambulatoire est indispensable et peut générer des économies importantes que la Cour des comptes a chiffrées à  5 milliards d'€. C'est pourquoi la CSMF persiste à  penser que l'avenir de notre système de soins et sa viabilité économique passent par une déshospitalisation de notre pays et un investissement massif sur les soins de ville libéraux pour favoriser leur modernisation et leur permettre d'assumer les transferts des actes pratiqués inutilement à  l'hôpital.

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