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Communiqué du 21 février 2008

Le Syndicat National des Oto-Rhino-Laryngologistes (SNORL) rappelle que la spécialité qu’il défend est une spécialité médico-chirurgicale. Cette spécificité place le médecin spécialiste ORL au carrefour des pratiques ambulatoires et hospitalières, et donc au carrefour de la réorganisation des soins que les travaux des EGeOS (Etats Généraux de l’Organisation des Soins) ambitionnent de mener à bien.

Le SNORL a suivi avec attention les travaux des EGeOS et rappelle la place que le médecin spécialiste ORL doit avoir dans l’organisation des soins primaires : En particulier les bilans auditifs sont, et doivent rester, de la seule compétence des ORL. Cela concerne notamment le dépistage neo-natal des surdités, les bilans d’évaluation pratiqués pendant la petite enfance et en cours de scolarisation, tout comme les bilans pratiqués dans le cadre de l’éducation et de la prévention vis à vis des traumatises sonores, chez les adolescents et dans le monde du travail. Enfin, cela concerne également la prise en charge d’un handicap auditif et son éventuelle orientation vers une réhabilitation audioprothétique, qui ne se conçoit que dans le cadre d’une prise en charge globale dont l’ORL reste le maître d’oeuvre et le chef d’orchestre.

Le SNORL rappelle également la place importance du médecin spécialiste ORL dans le dépistage précoce des Cancers des voies aéro-digestives supérieures, ainsi que dans leur prise en charge et leur prévention.

Le SNORL rappelle l’important soutien d’expertise apporté par les médecins spécialistes ORL libéraux de proximité aux médecins généralistes, complément indispensable à une médecine de qualité au plus près du patient.

Le SNORL sera vigilant dans cette phase 2 des EGeOS pour que la place du spécialiste ORL libéral soit préservée, afin que ce mode d’exercice reste attractif pour les nouvelles générations, et ne soit pas sacrifié sur l’autel de l’évolution de la démographie médicale.

Le SNORL rappelle l’impérieuse nécessité d’une rémunération des actes qui tienne compte des coûts de la pratique. Cela passe par une réactualisation significative des tarifs opposables, par la mise en place de forfaits techniques réalistes spécifiques pour les consommables à usage unique, dont l’utilisation devient impérative afin de répondre aux nouvelles exigences sanitaires, mais dont le surcoût ainsi engendré n’est pas pris en compte dans la tarification des actes, en particulier pour ce qui concerne les actes d’exploration fibroscopique.

Le SNORL rappelle son soutien à un Secteur Conventionnel permettant une tarification qui suive l’évolution du coût de la pratique. Actuellement seul le secteur 2 permet de suivre une telle évolution, et si cela se fait au détriment du patient, l’administration en porte seule la responsabilité, en maintenant des tarifs opposables irréalistes, parfois inférieurs aux coûts des fournitures pour certains actes.

En attendant une réévaluation significative des tarifs opposables, le SNORL rappelle l’impérieuse nécessité du maintien du secteur à honoraire libres, indispensable à la survie de nombreux cabinets.

Publié le jeudi 21 février 2008



 

Date de la dernière mise à jour :
vendredi 3 février 2012

 

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